« Mais où est ce-salon ? », se demande Martine, assise sous le parapluie de Picque-cailloux. Caché derrière le stand de la Ville, entre les fauteuils massants et les canapés, l’emplacement du Salon du bien-être n’est pas idéal.
Pourtant, avec un peu de persévérance, les visiteurs finissent bien par le trouver. Une longue file d’attente se forme à son entrée. Un phénomène suffisamment rare dans cette foire pour être souligné. Joëlle Bassi est à l’origine de cette manifestation. Cette créatrice de bijoux a souhaité offrir aux Bergeracois la possibilité de se faire relooker. Pour cela, elle a réuni des professionnels aux compétences complémentaires, et organisé tout un parcours. En plus de la gestion du stand elle accueille les visiteurs et tente de fluidifier le passage .
« On ressort transformé ».
« Les gens arrivent avant moi le matin. Je n’ai même pas eu le temps de faire un tour dans les allées de la foire », se réjouit Roselyne Albié, consultante en Image
Le relooking commence dans son stand. « Après être passé entre nos mains, on ressort transformé, prévient Roselyne qui explique l’idée du salon. Le look est primordial aujourd’hui. Une étude nord-américaine montre que 55 % des premières impressions, que l’on se fait sur une personne, naissent du visuel et seulement 7 % du message. Avec ce salon, on essaie de conseiller les gens, de les aider. » Stéphanie Barel-Sanchez, commerciale de 31 ans, s’installe dans le fauteuil. Assise face au miroir, la jeune femme fuit son visage. Une attitude à laquelle Roselyne est habituée. « Le relooking est lié au bien-être car, souvent, il permet de prendre confiance en soi et de se libérer du regard des autres. » Les événements s’accélèrent ensuite. Roselyne, à l’aide de tissus colorés, teste l’impact des couleurs sur le visage. « Les couleurs chaudes vous rajeunissent. Vous paraissez plus fatigué avec le froid », analyse la consultante. Stéphanie acquiesce et se laisse guider par l’organisation. Elle passe au maquillage, pris en marche par Tiffany. « Comment je vais la ramener ? », s’inquiète le collègue de Stéphanie après quelques coups de pinceaux et une légère couche de mascara. Face au miroir, entourée de curieux, Stéphanie se détend et esquisse un sourire. Pas le temps de souffler pour autant. Elle prend la direction du salon de coiffure où elle reçoit des conseils d’Emma et Natacha, deux coiffeuses bergeracoises.
« Pas le temps de réfléchir ». Au tour de Joëlle Bassi d’entrer en piste. Son rôle est d’adapter la parure de Stéphanie à son nouveau look. Dernier accessoire, mais de haute importance, le salon propose aux intéressées de décorer leurs ongles.
Stéphanie ressort enthousiaste une petite heure après son entrée dans le stand. « La formule est sympa. Elle ne nous laisse pas le temps de réfléchir. On a juste à se laisser guider et attendre le résultat final. » Le salon est ouvert jusqu’à aujourd’hui, de 10 heures à 20 h 30 en continu. Le relooking est gratuit pour tous, mais la manucure et les bijoux ne le sont pas.